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SCENE XI LES MEMES, CLARA

CLARA, entrant avec le thé. — Voila le thé!

MAGGY, voyant entrer Clara avec un plateau contenant le nécessaire pour faire le thé. — Ah! c’est bien! posez ga 1a, merci! (Clara sort.) Eh bien! (Tout en mettant de Veau chaude et du thé dans la théiére.) Tu

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es regu un roulée! (Moue de Vatelin.) Tu veux encore taper ta petite agey?P

VATELIN. — Abuser ainsi de sa forces

Macey, allant un peu a lui. — Alors tu vas |’étre bien gentil pour ton petit Maggy?

VATELIN. — Mais insensée, rien ne peut donc t’arréter! comment,

tu sais que ton mari a la puce a Voreille.

Maccy. — Il a un puce dans 1’oreille?

VATELIN. — C’est une expression! II sait tout, si tu aimes mieux! car enfin, sans mon télégramme...

Macey. — Aoh! yes! je tombai dans le bec du loup!

VATELIN. — Mais absolument! (chan geant de ton.) Seulement, on ne

dit pas bec du loup, on dit gueule. Le loup n’a pas un bec, il a une gueule.

Maccy. — Comment, tout a l’heure je dis « gueule », tu me disé « bec ».

VATELIN. — Non, pardon, tu disais « gueule de gaz ». Eh bien!

pour gaz, on dit bec, mais pour les autres animaux, on dit gueule. Simple petite observation... en passant. (Repvenant.) Eh bien! non, non! le rdle que tu me fais jouer est inadmissible, je ne peux pas! je ne peux pas! Si tu n’es pas raisonnable, je le serai pour toi! Adieu!

Il remonte.

Maccy, le rzattrapant par la manche. — Crépine! Crépine! reste! oh! reste!

VATELIN. — Non, laisse-moi, laisse-moi!

Maccy. — No!

VATELIN. — Non?

Maccy. — Eh bien! je vais me touier!

VATELIN, posant son chapeau sur le lit. — Encore! mais sapristi, cest du chantage! Eh bien, touillez-vous, et laissez-moi tranquille! Il descend.

Maacy. All right!... je prends ma thé et je mours!

Elle se sert.

VATELIN. — Eh! allez donc! Mours donc!

MAGGY, gui s’est versé une tasse de thé. — Vous prend une tasse de thé?

VATELIN. — Hein?

MaGGy. — Je dis: Vous prend une tasse de thé? VATELIN. — Si vous voulez!

Elle lui sert et lut passe sa tasse.

Maccy, le sucrier dans la main. — Un morceau? deux morceaux? VATELIN, modestement. — Quatre!

Il sassied 2 la table.

MAGGY, gui s’est sucrée également. — C’est beaucoup!

VATELIN, tout en tournant sa cuiller dans la tasse, pour faire fondre le sucre, — Pffo!

Macey, ¢ivant un flacon de sel de sa poche. — Une goutte? deux gouttes?

VATELIN. — Je ne sais pas, ce que vous voudrez, une cuillerée?

Maccy. — Aoh! cest beaucoup!

VATELIN, fendant sa cuiller. — Qu’est-ce que vous voulez, je suis trés gourmand, moi!

Maaccy. — Aoh! C’est égal! Un cuillerée, il y avait de quoi touiller toute une régiment.

PACTH ORUXIOMES SCENE XT 0! ape

VATELIN, vejetant sa cuilldre et se Levant. —- Hein! Mais qu’est-ce que c’est donc!

Macy. -— C’est du strychnine!

Elle porte le flacon a@ ses levres.

VATELIN, se précipitant sur elle pour lui enlever le flacon. — Malheureuse! voulez-vous laisser ca!

Ms Sc — No! je veux boare tout et sioucomber devant votre ze.

VATELIN, — Au nom du ciel! Maggy, je vous en supplie!

MAGcyY, cherchani & porter le flacon @ ses leures. — No! adiou, Crépine! :

Dans la lutte, il y a un tour de valse.

VATELIN, l’en empéchant. — Maggy, je serai gentil, je ferai tout ce que vous voudrez! tout ce que tu voudras, 1a!...

Maccy. — Oh! vous dit ca!

VATELIN. — Non, non! tout! tout! je le jure.

Maccy. — Yes?

VATELIN. — Oui!... Yes!... Yes!... Oui!l..,

MAGGY, vespizrant le flacon, a part. — Ah! ca va mieux...

Elle met le flacon dans sa poche.

VATELIN, @ part. — Allons!... Puisqu’il le faut, finissons-en!... (Haut, semballant pour s entrainer.) Oui, oui, tu as raison! Assez lutté comme cela! Viens, Maggy, viens! Je te désire, je te veux. Ah! viens, viens !

Il La prise dans ses bras et cherche a l’ entrainer vers le lit.

Macey, effrayée, se dégage. — Aoh! no, no, Crépine, comme ¢a je voulé pas!

VATELIN. — Ah! et puis, flite! tu sais, moi, ce que j’en fais!...

Macey, allant 4 luz. — Eh bien! si, la, je veux, je veux!

VATELIN. — Si c’est comme ¢a que tu refroidis mes élans!...

Macey, luz mettant la main sur la bouche. — Oh! no! taisez! taisez! ferme ton gueule! ferme ton gueule!

VATELIN. — Comment, « ton gueule »; en voila une expression! Est-ce que j’ai une gueule!... Un homme, ¢a a une bouche, ¢a n’a pas une gueule.

Macey, le repoussant. — Ah! flite, aussi! comme vous dit! Vous le fait exprés! Quand je dis bec, c’est gueule, quand je dis gueule, c’est bouche; je sais pas moi, c’est jamais comme je dis!

VATELIN. — Non, mais je vous en prie, attrapez-moi !

MaGGyY, se faisant douce aussitét et lui passant les bras autour du cou. — No! no! je ne attrape pas! C’est pour le rire! Tu me l’aimes, je te l’aime!

VATELIN. — Nous nous |’aimons!

Maccy. — Attends! Je vas pa la!

Elle remonte un peu a droite.

VATELIN, — Par 1a?

Maccy. — Yes! Tu ne veux pas que je reste dans ce tenioue.

VATELIN. — Ah! eh bien! quoi, tu ne peux pas ici?...

Maccy. — Ici, aoh! devant vous? shocking!

VATELIN. — Ah! bon, bon, va, va!

Maggy sort a droite.

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