SCENE XIII LES MEMES, REDILLON
REDILLON, le sac gu’il avait emporté a la main. — Je vous demande pardon, messieurs! :
VATELIN. — Rédillon, lu! REDILLON. — J’ai di me tromper de sac tout a l’heure. (Keconnazssant Vatelin.) Ah! Vatelin! Comment, vous ici? Il pose le sac sur la chaise pres de la table. VATELIN. — Hein! oui! c’est moi. Un train que j’ai manqué,... je vous expliquerai cela. Tenez, allez donc faire une partie de billard avec Ir.
see Il le pousse vers Soldignac.
REDILLON. — Avec monsieur?... Mais je ne le connais pas. VATELIN. — Monsieur... Soldignac, monsieur Rédillon. Allez faire une partie de billard! ; ee ; REDILLON, se défendant. — Moi? mais Je ne sais pas y jouer. VATELIN. — Ca ne fait rien! Il sait lui, 1 vous montrera. REDILLON, passant n° 3. — Mais pas du tout! D abord, je suis
bt yj is attendu!
yressé! je suis a Z Il sassied sur le canape.
176 5 VATELIN, le fazsant se lever. — Oui? eh bien! alors, ne vous asseyez pas!... C’est pas la peine, nous descendons.
Il Pentraine.
REDILLON. — Oh! ben!... Figurez-vous que...
VATELIN. — Non, non, nous n’avons pas le temps, vous nous raconterez ¢a une autre fois. Ou est mon chapeau?
Il va au lit.
REDILLON. — Mais qu’est-ce qu’il a? Il me donne chaud, ma parole d’honneur!
Il va pour boire la tasse de thé qui est devant lui. VATELIN, son chapeau sur la téte. — Voila, ga y est! venez! (Luz retivant la tasse.) Non, ne buvez pas, nous n’avons pas le temps!...
On frappe au fond.
SOLDIGNAC, allumant une cigarette a la cheminée. — Entrez! VATELIN. — Encore! Mais il est embétant avec ses « Entrez ». CLARA, entrant. — C’est monsieur qui a sonné?
VATELIN. — Oui, cest moi, mais il y a au moins une demi-heure.
C’est pour enlever le thé.
Il retire a Rédillon la tasse de thé que Rédillon porte a ses lévres et passe.le plateau a Clara. CLARA. — Bien, monsieur.
: Elle emporte le plateau.
VATELIN, fatsant passer Rédillon. — Et maintenant, filons! REDILLON. — Et mon sac! Je suis venu chercher un sac! VATELIN, mettant dans la main de Rédillon le sac gwil a vapporteé. — Eh bien! prenez-le, votre sac, et venez!
REDILLON. — Ah! non, je n’en veux pas de celui-la!... je vous le rapporte!
VATELIN, lui passant celui de Maggy. — Alors, c’est celui-la? REDILLON, prenant le sac. — Je ne sais pas! I] n’est pas a vous? VATELIN. — Non!
Il met le sac de Pinchard sur la table a la place de celui de Maggy.
REDILLON. — Alors, ¢a doit étre celui-la. Allons! Il remonte.
SOLDIGNAC, remontant également. — Allons!
VATELIN. — C’est ca! allez devant. Un mot a dire et je vous rejoins! Rédillon et Soldignac sortent au fond.