ACTE DEUXIEME - SCENE XVIII "FS
E 3 LUCIENNE. — Ah! oui! vous avez eu raison! Grace a Dieu! je suis
fixée, maintenant. .
PONTAGNAC. — J’espére bien que vous saurez vous venger! LUCIENNE. — Ah! oui, je vous le jure!
PONTAGNAC. — Vous savez ce que vous m’avez promis. « Si j’al ja-
mais la preuve de l’infidélité de mon mari, je lui rends immédiatement la pareille! »
LUCIENNE. — Et je ne m’en dédis pas! Ah! je vous ferai voir que je n’ai qu’une parole!
PONTAGNAC, — Bravo!
LUCIENNE. — J’ai dit que je prendrai un amant, eh bien! je le prends, cet amant!
PONTAGNAC. — Ah! je suis le plus heureux des hommes!
LUCIENNE. — Et si mon mari vous demande quel est mon amant, vous pourrez le lui dire!
PONTAGNAC. — Oh! ce n’est pas la peine.
LUCIENNE. — C’est son meilleur ami!... Ernest Rédillon! PONTAGNAC, suffogué. — Hein! Réd!...
LUCIENNE. — Adieu, je vais me venger.
Elle sort vivement par la gauche.
PONTAGNAC, courant apres elle. — Lucienne! au nom du ciel! Lucienne! (Il se précipite sur la porte qu'il trouve fermée.) Fermée!...