SCENE IV LES MEMES, GEROME, puis LUCIENNE, puis REDILLON
VOIX DE GEROME. — Non, madame, il n’y est pas! Je suis sir!... (Passant la téte par la porte du fond, a voix basse, mais de facgon a étre entendu de Rédillon.) C’en est une. Fiche ton camp!
REDILLON. — Filons!
Ils rentrent a droite, deuxiéme plan.
GEROME, dégageant la porte du fond, — Tenez, madame, voyez vous méme, si vous ne me croyez pas!
LUCIENNE, entrant. — Personne!
GEROME. — Je vous répéte qu’il n’est pas la!
LUCIENNE. — C’est bien! Dites-lui que c’est Mme Vatelin qui veut lui parler.
GEROME. — Mme Vatelin! La femme de son ami, M. Vatelin, chez qui il va si souvent?
LUCIENNE. — Parfaitement.
GEROME. — Oh! mais alors, c’est autre chose! Je vous demande pardon, madame, je vous avais prise pour une cocotte!
LUCIENNE. — Hein!
GEROME, appelant par la porte de droite. — Ernest, cest Mme Vatelin!
VOIX DE REDILLON. — Qu’est-ce que vous dites?
GEROME. — C’est Mme Vatelin! (A Lucienne.) Le voici!
oh J ‘ oe, | 190 LE DINDON © : inthe a Se ee REDILLON, entrant vivement. — Ce n’est pas possible! Vous! Vous! chez moi... Comment?...
Il invite a s’asseoir.
LUCIENNE, s’asseyant pres de la table. — Ca vous étonne? Ah! moi
aussi, allez! :
REDILLON, bas a Gérome, — Dites a la personne qui est 1a que je m’excuse de ne pouvoir aller la retrouver, mais qu’une affaire importante... ce que vous voudrez, et une fois qu’elle aura fini de s’habiller, reconduisez-la !
GEROME. — Compris! Il frappe ala porte de droite.
VOIX D’ARMANDINE. — On n’entre pas!
GEROME. — Trés bien!
Il entre a droite.