LES MEMES, DORA
BRETEL, annoncant. —- Madame ta bonne amie.
LUCIEN. — Hein?
Dora. — Qu’est-ce qu’il dit?
Lucien. — Voila une fagon d’annoncer!
Dora, le considérant. — Ah! c’est la, le diamant?... Il ne parait pas d’une belle eau.
Lucien. —- Ah! ne m’en parle pas!... Il fait sottise sur sottise... (a Bretel) Eh! bien, allez, allez! On n’a pas besoin de vous. BRETEL, —- Je vas mettre la lzv7éze.
Il sort.
Dora, posant différents paquets sur le bahut. — Voici mon dessert.
LUCIEN, 2 part. — Sapristi!... Pourvu que ma marraine ne tombe pas en ce moment.
Dora. — A quoi penses-tu?
Lucien. — Ah! a des affaires sérieuses.
Dora. Tu es tout chose depuis quelques jours.
LUCIEN, @ part. —- Elle me tend la perche ! Abordons !... (hau?) C’est qu’en ce moment, vois-tu, je traverse une crise... I] y a des circonstances dans la vie...
DorA, subitement. — Oh!
LUCIEN. — Quoi?
Dora. —- Comme ¢a sent la pipe, ici!
Lucien. — Ah!... la... pipe, ici?
Dora. — C’est une horreur!... quelle infection!
LUCIEN, a part. — Maudite pipe!... J’étais si bien parti!... (az) C’est cet imbécile qui s’est permis de fumer dans le salon.
Dora. — Mais c’est horrible!... Et tu as permis?... Ou est le vaporisateur?
LUCIEN. — Le vaporisateur?... Dans mon cabinet de toilette... Attends!
Il sonne.
Dora. — On n’a jamais vu un domestique pareil!
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