‹ Théâtre Complet IIChapitre 178 sur 203 · SCENE XVII LUCIEN, BRETEL, Mme PREVALLON · texte numérisé non relu

SCENE XVII LUCIEN, BRETEL, Mme PREVALLON

MME PREVALLON. — Ah! vous voi..ala..mon..onsieur... Je suis ex... eX..eXas...

LUCIEN, ferminant, — ..pérée...

MME PREVALLON. — Oul... aprés vous...

LUCIEN, — Excusez-moi, marraine BRETEL. — Comment qu’il l’appelle?

LUCIEN. — J’ai appris ce qui s’était passé tout a l’heure, et j’en suis

désolé... La faute en est 4 cet imbécile! (Mme Prévallon regarde Bretel qui salue de la ¢éte.) I vous a mal recue, il parait...

MME PREVALLON. — I.ui! Il a fait pi-pi... pi-pi..

BRETEL, — Moi!

-MME PREVALLON. — Pire encore... il m’a cha cha..assée comme une vulgaire four...four... ;

BRETEL, soufflant. — Fourneau.

MME PREVALLON. — Euh! fou-ournisseur...

BRETEL. — Gott ferdeck! elle doit étre longue quand elle fait sa mPTICre..:

MME PREVALLON. — Alors, que vous-voulez-vous? J’ai des né-né...

BRETEL. — C’est pas possible?

MME PREVALLON. — Des nerfs... je-e suis partie.

LUCIEN — Mais vous étes revenue, Marraine, et vous avez bien fait Tout cela est le résultat d’une méprise de ce jocrisse... (Bretel salue.) Il a pris a contre sens un ordre que je lui avais donné... parce que moi, vous savez, je suis avant tout un garcon sérieux, tangé, pas volage, une vraie pate de mari, quoi! Allors la consigne, ici, c’est : « Ne recevoir aucune jeune et jolie femme ».

MME PREVALLON. — Hein? Et c’est pour ca... Ah! mais alors, il est tres gaga-gaga...

Lucien. — Lui! oui!

MME PREVALLON. — Trés galant.

LUCIEN, ¢7és aimable. — Non, cest-a-dire, qu’il avait compris le contraire : « ne recevoir que les jeunes et jolies femmes! »... alors, natu-

rellement, il vous a mise a la porte.

MME PREVALLON. — Hein?

Lucien. — Non! euh! ce n’est pas ce que je voulais dire... Ah! je suis bien content de vous voir! et vous allez bien, marraine? BRETEL, 7épétant. — Marraine! (@ Lucien) Dis-donc, pourquoi est-

ce que tu V’appelles « ta reine »?

Lucien. — Hein! Pourquoi? MME PREVALLON. — Je suis venue vous voir pour papa.. BRETEL. — Comment, elle 1’a encore?

MME PREVALLON, — Parler de votre mariage avec ma fille...

LUCIEN, imguiet, — Hein! le... hum! pas si haut!..

BRETEL. — Le mariage avec sa file.

Lucien. — Tenez, marraine, pour causer de ¢a, passons donc par la.

MME PREVALLON. — Pou-ourquoi?

LUCIEN. — Il est inutile devant mon domestique... Entrez! (2 la fait entrer a gauche. A Bretel, une fots Mme Prévallon sortie.) Vous, allez vite trouver madame, lui dire qu’elle peut profiter de ce que nous sommes par la pour s’esquiver... Allez.

BRETEL, — Oui.

Lucien. — Ah! vous ajouterez qu’en vous parlant d’elle, j’avais des larmes dans la voix... que vous m’avez vu pleurer a la perspective de la quitter.

BRETEL, étonné. — Pleurer?

VOIX DE MME PREVALLON. -- Eh... Eh bien, Lu-cien!

Lucien. — Voila, marraine... (chantant sur Pair de « En revenant dela Revue ».)

« Gais et contents

« Nous marchions triomphants... »

Il sort.

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