‹ Théâtre Complet IIChapitre 180 sur 203 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

BRETEL, puis LUCIEN, Mme PREVALLON

BRETEL, ouvrant la porte de gauche. — Monsieur?

LUCIEN. — Hein! (das) Eh bien, elle est partie?

BRETEL. — Oui, oui! (@ part) je veux qu’il ait une surprise!

LUCIEN. — C’est bien... (@ Mme Prévallon) Venez, marraine!

MME PREVALLON. — Me voila! A-alors, c’est nouveau pour-our le mariage... Vous m’allez... Je voulais prendre un gar-gar un garg-gar...

LUCIEN, voulant d’atder. — Un gargarisme.

MME PREVALLON. — Non... un gar...con sérieux. Vous étes le gengen, le gen-gen...

BRETEL, — Le Jean-Jean?

MME PREVALLON. — Le gendre révé!

LUCIEN, — Marraine, vous me flattez.

MME-PREVALLON, gui a été a la cheminée et considére le portrait de Dora. — Quelle est cette jo-jo... jo-olie femme?

Lucien. — Aie! rien, c’est une photographie... une vieille photographie d’Agnés Sorel.

MME PREVALLON. — Ca?

BRETEL. — Oui, ¢a est sa bonne amie, tu vois bien, madame.

MME PREVALLON. — Hein! que-est-ce qu’il a dit?

LUCIEN, @ part. — Le crétin (haut) Oui... cest... c’est une bonne amie... une bonne vieille amie.

BRETEL, — Qu’est-ce que tu dis, une vzelle amie? Véelle, elle!... Mais alors, qu’est-ce que tu dirais de Madame?

MME PREVALLON. — Hein?

LUCIEN. — Vous n’allez pas vous taire, vous? (@ Mme Prévallon) Marraine, ne faites pas attention 4 ce que raconte cet imbécile, 1] ne sait ce qu’il dit...

MME PREVALLON, — Cependant... euh! ce-ette bonne amie!

Lucien. — S’il faut tout vous dire, j’ai eu la douleur de la perdre!

BRETEL. — Oui... tu crois ca! Non, heureusement pour toi, Bretel

était 14, lui... il a empéché d’avoir la douleur de la perdre. Elle est toujours 1a, ta bonne amie. Tu vas la revoir, ta bonne amie! Il se dirige vers la chambre.

LUCIEN. — Hein! mais il est fou!...

MME PREVALLON. — Oh! Mo-onsieur... je vous rere-reprends ma fille.

BRETEL, vevenant. — Mais est-ce que tu crois qu’il en veut de ta file? Mais tu peux la garder, ta file/... il !’a dit encore tout a l’heure a sa bonne amie. I] n’y a pas de danger qu’il l’épouse, ta file... Seulement, ca est une bonne nature, il n’ose pas te le dire, sais-tu, madame, mais je te le dis, moi.

MME PREVALLON. — C’est... est affreux!

LUCIEN. — Vous n’allez pas vous taire, misérable! BRETEL. — Non! ga est pour ton bien. Je vas chercher ta bonne amie. LUCIEN. — Si tu fais ga!...

BRETEL. — Laisse donc! (Jl ouvre la porte de droite.) Entre, madame!

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