‹ Théâtre Complet IIChapitre 56 sur 203 · IL.ES MEMES, AMANDINE de gauche, MARTHE de droite · texte numérisé non relu

IL.ES MEMES, AMANDINE de gauche, MARTHE de droite

MARTHE, — Que se passe-t-il encore... pourquoi ce ,conciliabule?

DUFAUSSET. —- Ah! madame, intercédez pour moi auprés de monsieur Pacarel pour qu’il m’accorde la main de mademoiselle Julie.

AMANDINE. — Hein?

MARTHE. — Ah! permettez, je m’oppose.

DuFAussET, bas a Marthe. — Oh! Madame, vous voulez me flatter en me faisant croire que vous étes jalouse.

MARTHE. — Jalouse, moi! Vous étes bien fat. (A Pacarel.) Apres tout, c’est votre fille, monsieur Pacarel.

PACAREL. ——- Mais permettez... ma fille est promise a ‘monsieur Lanoix.

LANOIX. — Mon Dieu... Monsieur Pacarel... je suis trés honoré...

mais, mademoiselle aime monsieur, il ne faut pas contrarier les inclinations... Je demande la main de votre seconde fille. PACAREL, — Je n’en ai pas.

LANOIX. — Je ne suis pas pressé.

PACAREL, — Allons, Dufausset, je ne dis pas non, je réfléchirai. AMANDINE. — Et dire que je n’ai pas voix au chapitre... le scélérat !

PACAREL. — Ah! mais au fait... vous me devez une explication, je vous ai pincé aux pieds de ma femme!

DuFAUSSET, — Chut! oui! C’est pour donner beau jeu 4 monsieur Landernau... J’avais un caprice pour sa femme. .

LANDERNAU, bas &@ Dufausset, — Dites-donc, mon vieux... mais vous vous étes permis d’embrasser ma femme... je n’ai rien dit parce que... alors je pensais...

DUFAUSSET, — Chut donc... c’était pour détourner les soupgons de Pacarel.

LANDERNAU. — Vrai, alors, ¢a va bien.

PACAREL. — Allons, tout est pour le mieux... C’est égal, je n’ai pas eu de chance avec mon ténor... aussi, ¢a me servira de legon... voyezvous, mes amis... que vous achetiez des navets ou que vous traitiez avec un ténor... demandez toujours a4 voir la marchandise... On ne sait jamais ce que l’on risque a acheter chat en poche.

RIDEAU

LE SYSTEME RIBADIER

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