SCENE II
RIBADIER, puis SOPHIE
RIBADIER, seal, — Comment, il siffle! Eh! bien, en voila un témoin qui a une facon de comprendre sa mission! Oh! ce duel! Ce qu’il m’em-
béte! (2 gagne la droite. Sophie entre par le fond.) Ah! Sophie!
SOPHIE. — Monsieur?
RIBADIER, — I] n’est pas encore venu deux messieurs en noir me demander?
SOPHIE, — En noir?... Si Monsieur! I] est venu le charbonnier!
RIBADIER, — Ce n’est pas ca! J’attends deux messieurs! deux témoins !
SOPHIE. — Monsieur marie quelqu’un?
RIBADIER. — Non, Sophie! Ma pauvre Sophie! Ce sont les témoins de mon adversaire! Je me bats!
SOPHIE, éclatant. — Monsieur se bat! Ah! Ah! Ah! que c’est dréle! RIBADIER, vexé. — Je ne vois pas qu’il y ait de quoi rire. SOPHIE. — Ah! C’est que je ne vois pas Monsieur sé battant! RIBADIER, — Oui, eh bien, je ne vous demande pas de me voir! Si ces Messieurs venaient, vous me préviendrez.
Il remonte a droite.
SOPHIE. — Oui, Monsieur, oui! RIBADIER. — C’est curieux comme on prend gaiment parti de mon duel ici!
Il rentre a droite, deuxidme plan.