‹ Théâtre complet illustréChapitre 14 sur 198 · SCÈNE PREMIÈRE : NÉRON, BURRHUS, NARCISSE, GARDES · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE : NÉRON, BURRHUS, NARCISSE, GARDES

NÉRON

N'en doutez point, Burrhus : malgré ses injustices, C'est ma mère, et je veux ignorer ses caprices. Mais jeMie prétends plus ignorer ni souffrir Le ministre insolent qui les ose nourrir. Pallas de ses conseils empoisonne ma mère ; Il séduit chaque jour Britannicus mon frère ; Ils l'écoutent tout seul : et qui suivrait leurs pas Les trouverait peut-être assemblés chez Pallas. C'en est trop. De tous deux il faut que je l'écarté Pour la dernière fois, qu'il s'éloigne, qu'il parte : Je le veux, je l'ordonne ; et que la fin du jour Ne le retrouve plus dans Rome ou dans ma cour. Allez, cet ordre importe au salut de l'empire. Vous, Narcisse, approchez. (Aux gardes.)

Et vous, qu'on se retire.

BlUTANNICUS

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