SCÈNE VII : AGRIPPINE, BURRHUS
AGRIPPINE
Ah ! ciel ! de mes soupçons quelle était l'injustice ! Je condamnais Burrhus pour écouter Narcisse ! Burrhus, avez- vous vu quels regards furieux Néron en me quittant m'a laissés pour adieux ? C'en est fait, le cruel n'a plus rien qui l'arrête ; Le coup qu'on m'a prédit va tomber sur ma tête. Il vous accablera vous-même à votre tour.
BURRHUS
Ah ! madame, pour moi j'ai trop vécu d'un jour. Plût au ciel que sa main, heureusement cruelle, Eût fait sur moi l'essai de sa fureur nouvelle ! Qu'il ne m'eût pas donné, par ce triste attentat, Un gage trop certain des malheurs de l'État !