‹ Théâtre complet illustréChapitre 58 sur 198 · SCÈNE PREMIÈRE : ANTIOCHUS, ARSACE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE : ANTIOCHUS, ARSACE

ANTIOCHUS

Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux, Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux. Souvent ce cabinet superbe et solitaire Des secrets de Titus est le dépositaire. C'est ici quelquefois qu'il se cache à sa cour, Lorsqu'il vient à la reine expliquer son amour. De son appartement cette porte est prochaine, Et cette autre conduit dans celui de la reine. Va chez elle : dis-lui qu'importun à regret J'ose lui demander un éntretien secret.

ARSACE

Vous, seigneur, importun ? vous, cet ami fidèle

Qu'un soin si généreux intéresse pour elle ?

Vous, cet Antiochus, son amant autrefois ?

Vous, que l'Orient compte entre ses plus grands rois ?

Quoi ! déjà de Titus épouse en espérance,

Ce rang entre elle et vous met-il tant de distance ?

Va, dis-je ; et, sans vouloir te charger d'autres soins, Vois si je puis bientôt lui parler sans témoins.

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