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SCÈNE IX : ANTIOCHUS, ARSACE

ANTIOCHUS

Arsace, que dis-tu de toute ma conduite?

Rien ne pouvait tantôt s'opposer à ma fuite,

Bérénice et Titus offensaient mes regards.

Je partais pour jamais. Voilà comme je pars.

Je rentre, et dans les pleurs je retrouve la reine.

J'oublie en même temps ma vengeance et sa haine :

Je m'attendris aux pleurs qu'un rival fait couler.

Moi-même à son secours je le viens appeler.

Et, si sa diligence eût secondé mon zèle,

J'allais, victorieux, le conduire auprès d'elle.

Malheureux que je suis! avec quelle chaleur

J'ai travaillé sans cesse à mon propre malheur!

C'en est trop. De Titus porte-lui les promesses,

Arsace. Je rougis de toutes mes faiblesses.

Désespéré, confus, à moi-même odieux,

Laisse-moi; je me veux cacher même à tes yeux (1671).

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