‹ Theatre Complet IV La Chatelaine L'Adversaire Monsieur PiegoisChapitre 101 sur 272 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

MAURICE

Comment donc !... Paris n'est plein que de votre nom!...

LIMERAY.

Je vais aller droit au but, comme c'est mon habitude... Voulez-vous vous charger de mes in-

MAURICE

De votre défense?

LIMEEiAY.

De ma défense.

MAURICE

Je VOUS répondrai avec la même netteté : ça m'est tout à fait impossible.

LIMERAY.

Vous refusez?

MAURICE

Oui... Mais ne voyez là dedans rien qui vous soit personnel. D'abord, j'ai un gros travail en train et je ne compte pas reparaître au barreau d'ici à longtemps peut-être... Ensuite, et c'est ma meilleure raison, je ne suis pas assez ferré sur les questions financières...

LIMERAY.

Mais tant mieux!... Mon procès n'est pas un procès financier, c'est un procès politique. Je ne connais pas vos opinions politiques...

MAURICE

Moi, non plus.

LIMERAY.

Parfait, nom d'un chien!... Nous avons les mêmes! Vous êtes mon homme... Dans mon affaire, savez-vous ce qu'il faut? De la bonne humeur et, par-ci par-là, de l'émotion, pas autre chose!... Or, vous avez ces deux qualités au dernier point. Je vous ai entendu plaider — pour

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ce monsieur qui avait tiré des coups de revolver sur sa femme, Chantraine — et j'ai toujours pensé : « Si jamais c'est mon tour, je m'adresserai à lui... » Parce que, sous aucun prétexte, je ne veux.de ce qu'on appelle uù avocat d'affaires |ui assommera les jurés avec des chiffres, ou Hm avocat politique, comme Plantin, qui ne s'occupera pas de moi, mais du ministère.

MAURICE

Dame! vous n'avez guère le choix... Votre affairé est âsftez sérieuse...

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