ACTE I, SCÈNE XIII l
MARIANNE
Et c'est monsieur Langlade...
MADAME BRÉAUTIN, vivement.
Que Limeray a choisi ?
MARIANNE
Oui.
MADAME BREAUTIN, s'itvançant vers Langlade à qui
elle serre la main.
Mes compliments bien sincères, mon cher ami* C'est une grosse chance pour vous. Je suis enchantée.
LANGLADE
Trop aimable.
MADAME BRÉAUTIN, à Maurice.
Mais, à propos de procès... votre ancien client,
MAURICE
Quoi ?
MADAME BRÉAUTIN.
Un homme dont je ne veux pas médire d'ailleurs... car il est charmant. Seulement, savezvous ce qu'il vient de faire? Il vient de se remarier.
MAURICE, tranquillement.
Ah bah I
MADAME BRÉAUTIN.
J'ai appris cette nouvelle tout à l'heure par une lettre de province.
MAURICE
Vous avez donc aussi des correspondants en province?
MADAME BRÉAUTIN.
Il a épousé une jeune fille sur laquelle on me donne les renseignements les plus inquiétants.
MAURICE
Pour qui ?
200 l'adversaire
Pour lui... Vingt-cinq ans... orpheline élevée par des cousins... sans aucune surveillance... femme de sport... excentrique... elle a une automobile...- Quand les jeunes lilles de province s'en mêlent, maintenant, elles sont plus Américaines que les Parisiennes.
MAURICE, voyant Ih porte premier plan s'ouvrir.
N'en dites pas trop de mal, la voici.
MADAME BRÊAUTIN, «e retournant.
Hein!