ACTE I, SCÈNE XIV
MADAME BRÉAUTIN, à Chantraine.
Bonjour, Chantraine.
CHANTRAINE.
Permettez-moi de vous présenter ma femme.
MADAME BREAUTIN, prenant la main de madame Chantraine.
Vous me voyez ravie, chère madame.
CHANTRAINE, A sa femme.
Madame Bréautin.
MADAME CHANTRAINE.
Madame Bréautin! Mais nous avons des relations communes... Les Loisignan, n'est-ce pas?
MADAME BRÉAUTIN.
Oui... oui... Madame de Loisignan vient de m'écrire de vous des choses charmantes.
MADAME CHANTRAINE.
Elle est si bonne... si indulgente!
Oui... oui... Vous êtes fixés à Paris?
MADAME CHANTRAINE.
Oh! nous n'en bougerons plus.
MADAME BRÉAUTIN.
On va se voir, alors.
MADAME CHANTRAINE.
Je crois bien.
MADAME BRÉAUTIN.
Je reçois le samedi... Venez samedi prochain, nous organiserons quelque chose tout de suite.
202 l'adversaire
MADAME CHANTRAINE.
Quel bonheur !
MAURICE, bas à Marianne.
Elle a déjà mis la main dessus. Pauvre Ghantraine !
MADAME BRÉAUTIN.
Langlade, je vous emmène. Au revoir... je me
sauve... chère amie... cher ami. (Poignées de main. — Bas à Maurice qui la reconduit:) Eh bien! qu'est-ce
que vous dites de ça?
MAURICE, bas.
Rien. Et vous?
MADAME BRÉAUTIN, même jeu.
Moi? (Riant.) Vous plaiderez eucorc une fois pour Ghantraine, voilà ce que je dis.
(Elle sort pendant que le rideau baisse.)
ACtK ÎI, SCèNE I 203