ACTE II, SCÈNE I
BRÉAUTIN.
Enfin, tu me comprends.
MADAME BRÉAUTIN.
Que t'avais-je prédit quand on nous a annoncé ce mariage-là ? Tu te le rappelles ?
BRÉAUTIN.
Oui.
MADAME BRÉAUTIN.
Eh bien ! ce que je t'avais prédit est arrivé, et au delà.
BRÉAUTIN.
Bigre !
MADAME BRÉAUTIN.
Pourquoi bigre?
BRÉAUTIN.
Elle risque gros. Si Chantraine se doute !...
MADAME BRÉAUTIN.
Un homme qui a fait ce qu'a fait Chantraine avec sa première femme, ne peut plus avoir de soupçons sur la seconde. Il a confaance pour la
vie. (Désignant Chantraine qui cause avec un invité.)
Regarde-le, d'ailleurs, la figure épanouie, un bon sourire aux lèvres, les yeux grands ouverts... Quand on a les yeux ouverts comme ça, c'est qu'on est aveugle !
BRÉAUTIN.
Et qui est l'heureux?... (Baissant la voix.) Lauglade ?
MADAME BRÉAUTIN, indignée.
Langlade? Tu es fou!... surtout ne répands pas ce bruit.
BRÉAUTIN.
Qui, alors?
MADAME BRÉAUTIN, à voix basse, désignant le sens opposé.
Saint-Brillat.
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BREAUTIN» fÇ reiournant.
Saint-Brillat ! Allons dQRQ 1 Us ftê sç sont pas adressé la parole de toute la soirée.
C'est qu'ils s'étaient tout dit ^vant de venir.
(Entrent par le fond un jeune homme et une jeune femme, monsieur et m^d^imç ffénon.)
BREAUTIN, les apercevant.
Tiens ! le petit professeur. Depuis quand est-il ici?
MADAME BRÉAUTIN.
C'est moi qui lui ai écrit d'arriver.
BRÉAUTIN.
Voilà deux ans que je lui ppo^ieta de le ftiire nommer à Paris.
MADAME BRÉAUTIN.
Il sait que tu vas avoir l'Instruction publique at il deoûurt.
GQlftW0at iftitrjl que jçi ym ftvoir rine|;ruptian
publique, qu&nd moi jç se m' m doute pas?
MADAME HÉNON, s'^vançani, à madame Sréautin.
Ah! crière madame...
HÉNON.
Madame... Monsieur Bréautin.
MADAME HÉNON.
Quelle bonne lettre yqus hqus ayez envoyée... Nous l'îivons reçue hie^r à midi at iious ^omi^ies partis par Texpress du soir... Mon mari ne tenait plus en place. Il n'a mônae pas demandé de congé... Comme c'est aimable à vous,.,
MADAME BRÉAUTIN.
C'est tout naturel... Je n'oublia j&m^is Bdes