ACTE II, SCÈISE IX
fois qu'il deviendra ministre. Quant à ftous, aous reprendrons notre existence bçtbituelle, qui était des plus sortables. Tu en seras quitte pour ne plus venir tous les huit jours assister à des intriguos de la dernière puérilité et perdre peu à peu ton bon sens et même quelque ohpse de plue. Voilà.
MARIANNÇ;, — H(i temps.
Et h quel propos me dis-tu tout cela ce soir, plutôt qu'hier ou avant^hier?
MAURICE
Je te le dis et je te le répète sous des formes variées depuis trois moii, depuis que tes relations avec madame Bréautiu, qui se bornaient à deux ou trois visites par au, spnt devenues de l'intimité. Tu ne veux pas comprendre : alors, je pae décide à employer la violence.
MARIANNE
Oh ! c'est grave d'eiuplpyer la violence avec sa femme! Tiens! toi... ça, c'est drôle!... tu es jaloux... mais oui, tu es jaloux, dis-le donc tout de suite... jaloux! Voilà le fin mot! Et qu'est-ce qui te donne le droit d'être jaloux? Cite un fait, un mot, n'importe quoi dans toute ma vie !
MAURICE
Non, je ne suis pas jaloux, pas plus de Langjade que d'un autre... J^a jalousie, c est la peur. Or, j ai confiance en toi et je suis sûr que tu m'aimes... ne souris donc pas... Tu ne m'aimes peut-être pas en ce moment-ci, mais nous avons* toute la soirée devant nous,
MARIANNE
Et si je n'accepte pas de faire une grossièreté à des gens qui ont été charniants pour moi, pour nous, qui sont de notre monde, au milieu des^r
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quels je me plais! Si je ne trouve pas suffisantes les raisons que tu me donnes, qu'est-ce qui arri- Y era • • • •
MAURICE
Il arrivera que nous ferons tout de même ce (jue j'ai résolu. Je ne suis pas ton amant, moi; je suis ton mari, c'est^-dire l'amant plus le chef — et le juge en dernier ressort de la vie que nous devons mener. Et je te jure que tu ne deviendras pas une femme supérieure à la façon de madame Bréautin, ou j'y perdrai mon nom!...
MARIANNE
Et moi, je te jure qu'en ce moment-ci, tu fais une bêtise — et une vraie !
MAURICE
C'est ce que nous verrons.