ACTE I, SCÈNE XII
HENRIETTE
Je n'en reviens pas... Je le prenais pour le plus pur gentleman. Quelle déception !
JANTEL.
Oui... voilà le gentleman que Louise allait te
Erésenter... (A s& femme.) Ta manie du jeu et les izarres relations que tu t'es faites ici finiront par fentraîner dans des histoires d'une inconséquence !
MADAME JANTEL.
Piégois est ta bête noire.
JANTEL.
Il m'est fort indifférent. Je parle en général.
MADAME JANTEL.
Oh ! mon Dieu ! il n'exerce pas une de ces professions qui conduisent à l'Académie ; mais tu es peut-être obligé de coudoyer, dans les affaires, des gens qui ne le valent pas.
JANTEL.
Tu exagères...
HENRIETTE
Mon frère a raison.
MADAME JANTEL.
Votre frère a toujours raison, ma chère, je le sais. C'est moi qui suis une folle!
HENRIETTE
Mais, vous n'allez pourtant pas comparer...
MADAME JANTEL.
Je ne compare rien. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas... Je ne prétends pas qu'il faille inviter Piégois à dîner, ni le recevoir chez nous...
?i? MPNSlEup piÉçqîg
JAÎO'Ef.
C'ei^t heureux.
Mais c'est un homme parfaitement élevé... je répète... parfaitement élevé, et je ne me crois pas déshonorée pouf échanger, de temps en temps, quelques mots avec lui... Avec ça que, dans les villes d'eaux, on est si délicat sur le choix des relations!... Bsttce que tous les mondes, aujour7 d'hui, ne sont pas plus ou moins mêlés? Bt dans nos propres familles, est-ce que nous n'avons pas toutes sortes de gens qui pnt m^\ tpjjppé?
P^§ (Jaïxs Ja n^p,
Quelle f}r£j}e dp fierté vpijs av^z!
HENI^IETTE.
Ce n'est pas de l^ fier|;é, c'est ^e ]^ §3,ti§f^c-: tion... Oui, je suis très heureuse qu'il n'y ait dans notre famille que d'honnêtes gens et des ménages propres, comme le vôtre^ ma chère Louise, qui êtes la meilleure créature ef la plus droite que je connaisse. 11 m'est infiniment agréable, je l'at^oue, que nous n'ayons riçjî à RQU§ Reprocher, les uns aux autres, pas une vilenie à cacher et pas un scandale à craipare.
MADAME JANTEL.
Attqîi^çipp j^ fii}... YeT}pz-vou^?
J4NTf:f..
]^oït, jg v^i§ pri^F Henrjeitte çlq ^o^s laig^er T^^iàv^p I 1^ ififti^o^ tous les deu^, p£^ype que j>i à tfi P^rlep,