ACtE iîl, ScèNE î
LÉA
Boiisoir, Cérneuil... Au revoir, monsieur Herbelin.
HERBELIN
Pensez à mon idée...
CARMEN
Oh! oui, on y pensera...
(Elles sortent.)
DE CERNEUIL.
Il est donc absent, Piégois? On ne le voit plus...
iiËRfeELlN.
Il a passé une quinzaine à Paris, mais il est revenu.
DE CERNEUIL.
Vous savez le bruit qui court?
HERBELIN
Non.
DE CERNEUIL.
Il paraîtrait que Piégois est en pourparlers avec une compagnie américaine pour la vente du casino?
HERBELIN
Allons donc !
DE CERNEUIL.
Vous n'êtes pas au courant?
HERBELIN
Et je n'y crois pas, il m'aurait prévenu...
DE CERNEUIL.
Enfin! on le dit...
Je le lui demanderai, car, dans ce cas, le conseil municipal aurait à prendre ses précautions...
408 MONSIEUR PIÉGOIS
DE CERNEUIL.
Oui, on ne s'entendrait peut-être pas aussi bien qu'avec Piégois...
HERBELIN
Ce serait un désastre ! Une affaire qui va toute seule!... Il faut que j'aie une explication avec
lui... (Il va pour sortir par une baie, tandis que Lebrasier et Emma, en valsant tous les deux, apparaissent à l'autre baie^ venant de la galerie. — Ils font deux ou trois tours de valse avant d'entrer. Herbelin à Lebrasier.) MeS Compliments,
monsieur Lebrasier, vous valsez comme un ange.
LEBRASIER.
Trop aimable.
HERBELIN, à Emma.
Superbe, tantôt, n'est-ce pas?
EMMA
Superbe, oui...
(Sortent Herbelin et de Cerneuil qui a salué Emma.)