ACTE III, SCÈNE IX
choses qui ne se font plus. Il faut en prendre votre parti.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
En tout cas, monsieur, je vous félicite. Vous prenez avec un dévouement bien rare la défense d'une femme que vous connaissez à peine. C'est très beau.
JOSSAN.
Comment, que je connais à peine! Mais, je connais très bien madame. Je vais même vous dire mieux. Je Taime et je suis décidé à Tépouser. Vous voyez qu'il est indispensable qu'elle divorce.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Jamais monsieur de Rive, mon neveu, ne consentira à divorcer. C*est moi qui vous l'affirme.
JOSSAN.
Nous verrons.
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Ah ! vous jouez ce jeu-là avec moi !... Eh bien ! monsieur, je vais vous dire quelque chose. Je me suis mis dans la tête, moi, de réconcilier madame avec son mari, et je vous préviens que jusqu'à présent, j'ai toujours fait tout ce que j'ai voulu.
JOSSAN.
Comme ça se trouve ! Moi aussi !
122 LA CHATELAINE