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II. Voir Phèdre, noie du vers

R.4CINE, t. I, T

no BAJAZET.

Ma tranquille fureur n'a plus qu'à se venger *.

Qu'il meure. Vengeons-nous^. Courez*. Qu'on le saisisse

Que la main des muets s'arme pour son supplice *.

Qu'ils viennent préparer ces nœuds infortunés "1280

Par qui de ses pareils les jours sont terminés*.

Cours, Zatime, sois prompte à servir ma colère.

ZATIME.

Ahl Madame.

HOXANE.

Quoi donc?

ZATIME.

Si, sans trop vous déplaire, Dans les justes transports^, Madame, où je vous vois, J'osais vous faire entendre une timide voix : i28o

Bajazet, il est vrai, trop indigne de vivre, Aux mains de ces cruels mérite qu'on le livre. Mais, tout ingrat qu'il est, croyez-vous aujourd'hui Qu'Amurat ne soit pas plus à craindre que lui ? Et qui sait si déjà quelque bouche infidèle 1290

Ne l'a point averti de votre amour nouvelle • ? Des cœurs comme le sien, vous le savez assez, Ne se regagnent plus quand ils sont offensés ; Et la plus prompte mort, dans ce moment sévère^, Devient de leur amour la marque la plus chère ^. 1295

1 . On peut remarquer la beauté hardie de cetle épitliète : ma tranquille fureur. Une fois assurée delà trahison, l'âme deRoxane est tranquille ; une seule passiott y domine : la fureur.

S. Que la vengeance est douce à l'esprit d'une femme !

(Corneille, Cinna, V.)

Que la vengeance est douce aux bi^Mesâmcs !

C'est le plaisir des Dieux, et le bonheur des fetiimes.

(Dklàvigne, Comédiens.)

3. Dans son égarement, Roxane ne s'aperçoit pas tout d'abord que Zatime soûle est auprès d'elle, et elle donne ses ordres, comme si elle était entourée de ses esclaves.

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