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Nous sommes accoutumés à voir ce mot au pluriel

5. « Mithridate manda secrètement à tous les satrapes et gouverneurs des villes d'Asie, que le trentième jour .nprès la date du mandi ment, ils deussent occire tous les Uomains et Italiens, (|ui se trouveroient es dites citez, et en tout le pays, ensemble les femmes et les enfants, et tout ce qui se trouveroit de la race d'Italie; et qu'ils jectasscnt leurs rharongnes aux champs sans les ensevelir, et prinsscnt tous leurs biens, lesquels luy rendissent la moitié, et l'autre moitié départissent entr'eux. Et outre ce leur commanda qu'ils deussent, à voix de trompe, iaire detfendre sous grandes peines, que nul ne les deust receler en vie ni ensevelir après leur mort : et aussi proposa grand loyer à ceux qui les deceleroient, ou qui occiroient ceux qui se seroicnt mussez. « (Appirn.' De la guerre Mit /i ridai i que, trad. Claude de Seyssol, III.) Cicéron (Pro leye Manilia, III) avait dit aussi : « Is qui una die, tota Asia, tôt in civitatibus, uno nuntio, atque una litterarum significatione, cives romanns necandos trucidandosque denotavit, non modo adhuc pœnam nullam suo dignam scclere susccpit, sed ab illo ttmpore annum jam tertium viccsimum rognât, et ita régnât ut se non Ponteneque Cappadociae latebiis occultare velit, sed emcrgere e i)atrio rcgno, atauc in vestris vertignlibus, id est, in Asiae luce versari. » — Dans la Mort de Mithridate de La Caiprenède (IV, m), cette discussion avait lieu entre Pharnacc et Mithridate lui-même :

Cette reine du monde à vaincre accoutumée.

Se vainc par i<i douceur mieux que par une aiuiee;

Implorez la merci de ce peuple clément,

El von? n'en r.cevrez qu'un pareil tniiienient;

Si je puis envers lui vous rendre un bnii ollici;,

Espérez de mes soïik un lidcle service,

J'eiiipluiiai mon ciédit.

MITHRIDATE

Il sérail superflu.

Si tu connais ton père, il e-t liop icsulii ; Le plus alTreux tombeau me plaira d.ivaiiti;e Que de rendre aux Romains un si honteux iiommag»,

23 2 MITURIDATE.

Toutefois épargnez votre tôte sacrée *.

"Vous-même n'allez poinl, de contrée en contrée, 920

Montrer aux nalions Mitliridate détruit *, Et de votre grand nom diminuer le bruit ^. Votre vengeance est Juste, il la faut entreprendre * : Brûlez le Capitole, et mettez Rome en cendre. Mais c'est assez pour vous d'en ouvrir les chemins : 925

Faites porter ce l'eu par de plus Jeunes mains; Et, tandis que l'Asie occupera Pharnace, De celle autre entreprise honorez mon audace. Commandez : laissez nous, de votre nom suivis, Justifier ^ partout que nous sommes vos fils. 930

Embrasez par nos mains le couchant et l'aurore; Remplissez l'univers, sans sortir du Bosphore; Que les Romains, pressés ® de l'un à l'autre bout, Doutent où vous serez, et vous trouvent partout'.

Dès ce môme moment ordonnez que je parte. 935

Ici tout vous relient ; et moi, tout m'en écarte *. Et si ce grand dessein surpasse ma valeur, Du moins ce désespoir convient à mon malheur.

Implorer la cléuienre el recevoir des \<^\i De ceux que ma valiiir .1 v.ii< es l.i t de fols ; Cuire qii" ce uiojen me serait luiilile, Jai Versé Itdp suuve;il le sin- <!.• celle ville, El Cilles ili- l"A-ie en ont a-«eî rrçu, Pour eliiulTei l"e-poir que j'en auriis cunçu. Cent Mjill.- ciUiïens, de qui U de-tim-e Se iiuit dan- le cour* d'une «eule j.'Uruée, Flacce, CutU, l'iuibrie, el Triaire vaincus. Cent troi'liées dresse* de leurs pesn* éciis, El nulle autres leuiuin-i d'une sau^iUnle haine Ne lue peuvent laisser qu'une espérance \aMie.

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