Voir Athalie, noii- du vcis
5. Mitliridate, après les vœux de Uonime (III, v). lui a dit en elld :
Je suis content.
6. Voir la noie du vers 1088. W est à remarquer que, au commencement de cet acte, Monime reprochait aux Uicux de l'avoir abandonnée :
0 Dieux ! en ce péril m'auriez-vous délaissée ?
1-t-il oublié? Ou veut-il montrer ici que, ( lacune circonstance atténuante ?
Racine, t. III. 15
Le poète ra-t-il oublié? Ou veut-il montrer ici que, dans sa douleur, Monime ne s accorde aucune circonstance atténuante ?
^5 4 MITURIDAÏE.
Que sais-je enfin? j'ai dû ' vous être moins funeste; 1240 J'ai dû craindre du Roi les dons empoisonnés -, Et je m'en punirai, si vous me pardonnez.
XIPHARÈS
Quoi? Madame, c'est vous, c'est l'amour qui m'expose?
Mon malheur est parti d'une si belle cause?
Trop d'amour a trahi nos secrets amoureux? 1245
Et vous vous excusez de m'avoir fait heureux?
Que voudrais-je de plus? glorieux ' et fidèle.
Je meurs. Un autre sort * au trône vous appelle.
Consentez-y, Madame; et, sans plus résister.
Achevez un hymen qui vous y fait monter. 1250
MONIUE.
Quoi? vous me demandez que j'épouse un barbare Dont l'odieux amour pour jamais nous sépare ?
XIPHARÈS
Songez que ce matin, soumise à ses souhaits, Vous deviez l'épouser, et ne me voir jamais ^.
MONIME
Et connaissais-je alors toute sa barbarie? 12S5
Ne voudricz-vous point qu'approuvant sa furie.
Après vous avoir vu tout percé de ses coups,
Je suivisse à l'autel un tyrannique époux.
Et que dans une main de votre sang fumante
J'allasse mettre, hélas ! la main de votre amante ® ? 1260
Allez : de ses fureurs songez à vous garder '',
Sans perdre ici le temps à me persuader * ;
Le ciel m'inspirera quel parti je dois prendre.
Que serait-ce, grands Dieux ! s'il venait vous surprendre?
1. C'est une tournure latine : le conditionnel passé s'exprime souvent en latin par le parfait de l'indicatif. Voir à ce sujet la note du vers 931 de Bajaset.