‹ Théâtre completChapitre 486 sur 592 · Ltclerc dira (Ipkigénie, I, i) par un tour semblable · texte numérisé non relu

Ltclerc dira (Ipkigénie, I, i) par un tour semblable

Mais ces Dieux, que pressaient nos désirs inquiets, FureaL à nos suupirs des Dieux sourds et niuels.

Ce poète a placé dans le dialogue entre Agamemaon et Iphigénie les deux Ters suivants (III, li) :

Ipuigéme. — Veuillent les justes Dieux que tout succède bien.

AGAMiiMNOl*. —Les Dieux sont irrites, De leur demande rien : qui sont moins un souvenir de Racine qu'un emprunt peu déguisé fait à l'/phigénie de Rotrou (III, ii) :

Iphigenje. — Plaise au pouvoir des Dieux que tout succède bien !

AGAMEMNON. — Les Dieux sont irrités, Le leur demande rien. On était beaucoup moins scrupuleux au xvn' et au xyiii» siècle que de nos jours, et l'on n'attachait pas grande importance aux emprunts de ce genre. Le 7 septembre 1760, Favart écrivait au comte de Durazzo : « Crébillon père m'a raconté qu'il a été plusieurs fois témoin que la Grange-Chancel, celui de nos auteurs qui entendait le mieux la cliarpente d'une pièce de théâtre, ne composait ses tragédies que des situations qu'il trouvait dans nos vieux poètes dramatiques et dans les romans du xvn= siècle, tels que Cirus, Cassandre, Pharamutid, etc., et qu'il écrivait accroupi comme un singe savant au milieu de .ses bouquins. » Combien d'auteurs modernes font de pareils larcins avec moins d'adresse !

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