‹ Théâtre completChapitre 490 sur 592 · CLYTEMNESTRE, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS · texte numérisé non relu

CLYTEMNESTRE, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS

CLYTEMNESTRE ^

Ma fille, il faut partir sans que rien nous retienne, 623

Et sauver, en fuyant, votre gloire et la mienne '.

Je ne m'étonne plus qu'interdit et distrait

Votre père ait paru nous revoir à regret.

Aux affronts d'un refus craignant de vous commettre \

Il m'avait par Arcas envoyé cette lettre. 630

Arcas s'est vu tromper par notre égarement ^,

Et vient de me la rendre en ce même moment ®.

Sauvons, encore un coup t, notre gloire offensée.

Pour votre hymen Achille a changé de pensée,

Et, refusant l'honneur qu'on lui veut accorder, 63o

Jusques à son retour il veut le retarder.

1. C'est pour moi seule qu'il est venu se ranger sous les ordres d'Ap-amemnon. Ces mots déchirent le cœur d'Exiphile. Tout ce second acte, excepté lu scène entre Agamemnon et Iphigénie, est plutôt du domaine de la haute coraéiiic que de celui de la tragédie.

2. Mademoiselle Clairon {Mémoires, p. 258): « Je voudrais qu'on ne jouât pas les rôles de mères avant l'âge de vingt-cinq ans ; qu'on eut au moins des restes de beauté ; que la taille lût au-dessus de la médiocre. Les petites femmes sont rarement imposantes ; les trop grandes manquent trop souvent de grâce, et l'on en voit peu sans quelque disproportion dans l'ensemble. De plus, les convenances théâtrales ne permettent pas que la taille des hommes y soit absorbée par celle des femmes. »

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