‹ Théâtre completChapitre 546 sur 592 · Imitation de Virgile [Enéide, IV · texte numérisé non relu

Imitation de Virgile [Enéide, IV

lU'clilsis Peclor.bus iiihians spiranlia consulit e\ta.

Dans le Jepthes de Buchanan, Storge, mère d'Iphis, disait :

Claustra diiiii revellit aninix, duni latus

MiKTonti sœvo rt;seral, el vitalibiis

Uaurjt moranleiii fuh profundis spirilum

La Clylemneslre de Leclerc (IV, iv) dira après la sortie d'Agamemnon i Quoi? Calclias rinluimain

Tremperait dans Ion sang sa piinicide main?

Il pourrait dans Ion cœur observer avec joie

Les présiges heureux de la chute de Troie,

El d'un si doux espoir le canjp s'applaudirait.

Lorsque dans les douleurs ta mère expirerait?

SamsoB [Art théâtral, II, 51) :

D'un affreux désespoir à ce tableau frappée,

Sa voix e«l de sanglots, de pleurs eulreeuupée;

On la voit ^uecurubant ^ous le pOids de son deuil.

Et son corps est sans force, el son front sans orgueil.

i< Les ennemis de Lully l'accusaient de devoir le succès de sa musique à Quinault. Ce reproche lui fut l'ait un jour par ses amis mêmes, qui lui disaient en plaisantant qu'il n'avait pas de peine à mettre en chant des veis faibles, mais qu'il éprouverait bien plus de diflicullé si ou lui donnait dis vers ple/ns d'énergie. Lully, animé par cette plaisanterie, et comme saisi d'enthousiasme, court à un clavecin, et après avuir cherché un moment les accords, chante ces quatre vers d'iphigénie, qui sont des images, ce qui les rend plus difticiles pour la musique que des vers de seutiment:

Un prêlre, environné d'une foule cruelle, etc.

Un des auditeurs a raconté à M. Racine fils qu'ils se crurent tous présents à cet affreux spectacle, et que les tons que lully ajoutait aux paroles leur faisuient dresser les cheveux à la tète. » (Abhé ne la Pokte, Anecd. dram., I, 436-457.)

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