‹ Théâtre completChapitre 571 sur 592 · Repousser. De même, dans Esther (III, iv · texte numérisé non relu

Repousser. De même, dans Esther (III, iv

Vous pourrez rejeter ma prière.

8. Nous avons cité dans notre notice les vers d'Euripide que Racine imite ici (v. 1398-1101). Voici comment parlait l'Iphigénie de Kutrou (IV, v) :

Laissez donc accomplir les vœui de la Déesse : Je iui donne mon sang, je le donne à laGicce ; Tirez-le-nioi du sein, arro°ez-en l'aiilel ; Ce n'est pas trop payer un renom inimorlel. Fille, à nulle vaisfeaui j'aurai trace la voie, J'aurai puni Paris, j'aurai saciaj,'è Troie, Venge l'honneur des Grec», satisTait Ménél.a. Et pour tous ces exploits il ne faut qu'un trepjs.

Et (V. m) :

Laitsez-moi du combat porter les premiers coups.

Autrement je croir;".) que vous êtes ja'onx,

Et me voulez priver de la gloire supréine

D'être aux Grecs plu> qu'Llysse et plus qu'Acbill; luciii*

L'Iplii^énie de Leclerc (IV, vi) dira :

Souffrez plutôt qu'ouvrant le chemin de la gloire, Je partage avec vous le prix de la victoire; Du Iduiier qui m'attend ne luvez point jaloux. Laissei-mo) du cunihat porter les pieniiers coups;

4 38 IPHIGENIE.

Vous-même, dégagez la foi de vos oracles ^ ; 1550

Signalez ce héros ^ à la Grèce promis ;

Tournez votre douleur contre ses ennemis *.

Déjà Priam pâlit; déjà Troie en alarmes

Redoute mon bûcher, et frémit de vos larmes.

Allez; et dans ses murs vides de citoyens 1553

Faites pleurer ma mort aux veuves des Troyens.

Je meurs dans cet espoir, satisfaite et tranquille *.

Si je n'ai pas vécu la compagne d'Achille,

J'espère que du moins un heureux avenir

A vos faits immortels joindra mon souvenir; 1560

Et qu'un jour mon trépas, source de votre gloire,

Ouvrira le récit d'une si belle histoire ^.

Adieu, Prince ; vivez, digne race des Dieux.

ACHILLE

Non, je ne reçois point vos funestes adieux.

En vain par ce discours votre cruelle adresse 1565

Veut servir votre père, et tromper ma tendresse.

En vain vous prétendez, obstinée à mourir,

Intéresser ma gloire à vous laisser périr :

Ces moissons de lauriers, ces honneurs, ces conquêtes,

Ma main, en vous servant, les trouve toutes prêtes. 1570

Et qui de ma faveur se voudrait honorer

Si mon hymen prochain ne peut vous assurer^?

Ma gloire, mon amour vous ordonnent de vivre.

Venez, Madame ; il faut les en croire, et me suivre.

IPHIG ÉNIE.

Qui ? moi? que, contre un père osant me révolter, 1575

Je mérite la mort que j'irais éviter ''?

Quelle joie à mon cœur d'avancer les miracles Que de voire Taleiir prédisent tant d'oracles, Et que je vais. Seigneur, m'iipplaudir sur l'autel D'une mort qui promet un trioiuphe immortel!

t . Expression neuve et poétique : tenez parole pour les oracles qui tous odJ promis tant de gloire.

2. Expression elliptique : signalez-vous, révélant ce héros, etc,

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