‹ Théâtre completChapitre 580 sur 592 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CLYTEMNESTRE, /EGliNE, gardes.

Ah I vous n'irez pas seule ; elje ne prétends pas... Maison se jette en foule au-devant de mes pas. Perfides, contentez votre soif sanguinaire *.

Où courez-vous, Madame ? et que voulez-vous faire? 1670

CLYTEMNESTRE

Hélas ! je me consume en impuissants efforts, Et rentre au trouble affreux dont à peine je sors. Mourrai-je tant de fois, sans sortir de la vie- ?

Ah! savez-vousle crime, et qui vous a trahie,

Madame? Savez-vous quel serpent inhumain 1673

Iphigénie avait retiré dans son sein ^ ?

Ériphile, en ces lieux par vous-même conduite,

A seule à tous les Grecs révélé votre fuite.

CLYTEMNESTRE

0 monstre, que Mégère en ses flancs a porté '^î

Monstre, que dans nos bras les enfers ont jeté! 1680

1. Clytcmnestre prie les gardas de la frapper. Pradon dans son Tamerlan (in, i) piéte à liajazet un mouvement semblable :

El vous, giiide*. foldats, Ce triste cœur n'a plus le seouiirs ite ce bras. Servez mieux Taïueilaii qu'un ami qui m'accable; B-ijazet dans 1. k feis csi-il si redoutable? L'ordre eu est-il doMué? Irappez. aiiprochez vous. J'enhardirai vos lua'^, et couiluirai vos coups ! Mais quoi ? loin de remplir Cette ju-^le espérance, L'auji, les eunemis, tout est dans le silence.

2. Dans la Thébaïle (UI, ii), Jocaste exprimait exactement la même pensée

Me feront-ils souiïrir tant de crueU trépas Sans jimais au tombeau précipiter mes pas?

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