Voir la note du vers
3.« Quand l'amour a précédé les vices, il peut se soutenir encore quelque temps avec eux ; mais je ne crois pas qu'il puisse naître dans un cœur déjà vicié. Les intrigues du visir, et l'espoir de parvenir au rang qu'Amuiat lui refuse, sont les seuls motifs qui déterminent Roxane à voir Bajazet. — La vue d'un homme plus jeune que son bienfaiteur et son maître excite une fermentation dans ses sens qu'elle prend pour de l'amour ; mais tout ce qu'elle fait, tout ce qu'elle dit, prouve seulement une illusion voluptueuse et momentanée. Sa vanité blessée, son ambition trahie, sont les seules sources de ses larmes : le soin de sa grandeur remplit toutes les facultés de son âme. » (Mademoiselle Clairon, Mémoires, p. 319-320.)