‹ Théâtre completChapitre 96 sur 592 · BAJAZET, ATALIDE · texte numérisé non relu

BAJAZET, ATALIDE

Hé bien! c'est maintenant qu'il faut que je vous laisse. 665

Le ciel punit ma feinte, et confond votre adresse ^

Rien ne m'a pu parer contre ses derniers coups * :

Il fallait ou mourir, ou n'être plus à vous.

De quoi nous a servi cette indigne contrainte?

Je meurs plus tard : voilà tout le fruit de ma feinte. 670

Je vous l'avais prédit; mais vous l'avez voulu *.

J'ai reculé vos pleurs autant que je l'ai pu.

Belle Alalide, au nom de cette complaisance*,

Daignez de la Sultane éviter la présence.

Vos pleurs vous trahiraient : cachez-les à ses yeux, 675

Et ne prolongez point de dangereux adieux.

1. Ce vers fait luire de nouveau sur la scène un rayon d'espérance. Atalid 8"inve, résolue à se sacriûer pour son amant, et à ramener aux pieds de Roxane

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