ACTE V, SOKNB I
A quoi bon ce poignard, cette épée ? et pourquoi Tant de fer, et vouloir que j'en prenne aussi, moi?
D. PSDRE. .
Je te mène à la gloire.
CRISPIN
Ah I je m'appelle gloire !
Je ne tâchai jamais d'avoir place en l'histoire. Vous n'êtes pas plus tôt délivré de prison, Que comme un furieux, un homme sans raison, Au sortir d'un malheur, vous entrez daos un autre. Je ne vois point d'esprit bâti comme le vôtre.
D. PÈDRE
Ignorant mon dessein...
CRISPIN
Je crois qu'il est fort beau.
Vous allez vous baigner? ou bien laisser dans l'eau Mille sales acquêts que votre seigneurie Aura peut-être faits dans la Conciergerie? Allez-vous près du pont dérober les passants ? Enfîn qu'allez- vous faire, homme de peu de sens ?
D. PÈDRE
Je vais me battre.
CRISPIN
Eh q[uoi, vous en tâtez encore I Au nom de Dieu, monsieur, que vos desseins j'ignore. Et, de grâce, écoutez quatre mots seulement. On ne nagea jamais plus pitoyablement Que moi, si pour cela vous cherchez la rivière : Si c'est pour le combat, je recule en arrière. Vous m'avez vu cent fois de vos yeux reculer. Je pourrais vous servir si vous alliez voler ; Mais je ne le crois pas. Permettez-moi, beau sire. Puisque vous me savez très habile homme à nuire, Que je suis trop prudent, et vous trop hasardeux. Que j'aille m'ébaudir pour un quart d'heure ou deux,
D. PÈDRE
Oui, je te le permets : mais tantôt je proteste, Si tu dis où je suis...
CRISPIN
Je me doute du reste, Adieu, monsieur, adieu.
D. PÈDRE
Voici le lieu fatal.
Où j'espère acquérir un honneur sans égal.
Mais quelqu*un vient ici : ce soQt mes hommes mêmes. Cachons-nous.