‹ Théatre completChapitre 228 sur 407 · SCÈNE VI BÉATRK, DON FERNAND, DON LOUIS, ISABELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI BÉATRK, DON FERNAND, DON LOUIS, ISABELLE

BÉATRIX

Mon mattre, cent écus pour si bonne nouvelle. Et qu'on fasse venir ma maîtresse Isabelle; Votre cendre est là-bas, beau, poli, frais, tondu. Poudre, frisé, paré, riant comme un perdu, Et couvert de bijoux comme un roi de la Chine.

D. LOUIS

Vous avez donc ainsi marié ma cousine

Sans qu'on en ait rien su? Vous étiez bien pressé.

Oui.

D. LOUIS, à pari.

Hélas! que ce mot m'a rudement blessé !

D. FERNAND

Béatrix, vitement, que ma fille s'ajuste. Va donc vite.

BÉATRIX

J'y cours.

D. LOUIS

Que le ciel est injuste!

D. FERNAND

Ah! vraiment mon esprit n'est pas mal partagé. Mon neveu l'agresseur, mon gendre l'outragé : Comment donc garantir ma maison de carnage? Ahl ma fille, approchez.

D. LOUIS

Que de bon cœur j'enrage I

D. FERNAND

Allons le recevoir.

ISABELLE

Ou plutôt à la mort.

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