LUCRÈCE, ISABELLE, JODELET, DON JUAN, DON LOUIS, DON FERNAND
LUCRÈCE
0 ma chère Isabelle !
ISABELLE
0 ma chère Lucrèce I
LUCRÈCE
Que nous avons de joie après tant de tristesse ! Eh bien I avais-je tort lorsque vous vous plaigniez, D'assurer qu'il n'était pas tel que vous disiez I
JODELET
Je n'ai donc qu'à quitter mon habit de parade. Puisque je ne suis plus don Juan d'Alvarade.
Non, non, cher Jodelet, gardez tous vos bijoux, Ils vous parent trop bien pour n'être pas à vous.
D. LOUIS
Vous dont l'amitié m'est un don inestimable, Recevez de ma main cette fille adorable.
D. JUAN
Vous que je haïssais tantôt de tout mon cœur, Sachez que je suis vôtre aussi bien que ma sœur.
D. FERNAND
Allons, mes chers enfants, finir cette journée
Par raccomplissement de ce double hyménée.
JODELET
Ma foi, vous n'êtes pas encore où vous pensez, Et les discords ici ne sont pas tous passés; Il me faut un portrait que retient Isabelle, Qui pend à deux rubans au fond de sa ruelle. Moi qui ne sais si c'est ou pour bien ou pour mal, Qu'elle garde un portrait, perdant Toriginal, Je veux qu'on me le rende, ou bien la comédie Par moi, don Jodelet, deviendra tragédie. Oui, je la veux avoir, cette idole de prix, Pour en favoriser ma chère Béatrix.
MARINE
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COMÉDIE EN CINQ ACTES ET EN VERS