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SCÈNE VII

LE COMMANDEUR et ses gens, D. ALVARE, RODRIGUE,

FOUCARAL, D. JAPHET.

LE COMMANDEUR

Qui va là?

D. JAPHET

Qui me dit qui va là?

LE COMMANDEUR

La justice.

D. JAPHET

Je ne suis point gibier de tels chasseurs que vous.

D. ALVARE

Qu'on le saisisse au corps.

D. JAPHBT.

Autre grêle de coups !

Faisons bien le mauvais : au premier qui me touche. De l'âme d'un fusil je fermerai la bouche.

D. ALVARE

Les armes bas, de par le roi.

D. JAPHET

Le ciel m'a fait Son plus proche parent.

LE COMMANDEUR

Est-ce vous, don Japhet?

D. JAPHET

Est-ce vous, commandeur?

LE COMMANDEUR

Ainsi nud à telle heure?

D. JAPHET

Je m*en allais baigner.

LE COMMANDEUR

En hiver?

D. JAPHET

Oui, je meure.

L'amour mon pauvre corps a si fort enflammé. Que je puis me baigner sans en être enrhumé.

Amour I par ta bonté rends Téchelle invisible. ,

LE COMMANDEUR

Autant que la saison votre amour est terrible, \

Et l'on peut vous nommer un amoureux sans pair, De vous baigner ainsi dans le fort de l'hiver.

D. JAPHET

Foi de fidèle amant, présentement je sue.

RODRIGUE , avec les habits de D. Japhet.

J'ai trouvé ces habits au détour de la rue ; Un homme qui fuyait les tenait embrassés, Il les a laissé choir, je les ai ramassés.

LE COMMANDEUR

A qui sont ces habits?

FOUCARAL.

Ce sont ceux de mon maître, Je les reconnais bien.

D. JAPHET

Cela pourrait bien être.

Je les avais donnés à garder à. mes gens ; Ils les ont égarés, car ils sont négligents.

LE COMMANDEUR

Seigneur Japhet, venez chauffer votre personne. Et prenez vos habits, la chaleur vous est bonne.

D. JAPHET

Pour vous faire plaisir, j'approcherai du feu.

D. Japhet et les autres s'en Toiit,et Alphonse et Marc- Antoine entrent sur le

théâtre.

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