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SCÈNE III LÉONORE, FLORE, MARINE

LÉONORE

Madame, vous saurez, Par ce petit billet, ce que vous désirez.

FLORE lit la lettre.

« (Jh m'a dit que vous cherchiez une suivante : je vous « on envoie une que j'aurais prise, si je ne préférais à

364 l'A FAUSSE APrAREN'CB.

« mon utilité et à toat ce que j'ai de plas cher, l'honneur « d'être Totre servante.

« Bkatrix. »

Sans doute Béatrîx tous aura bien choisie. Etes-Tous de Madrid?

LÉO:(ORE

Je suis d'Andalousie, Mais j'ai servi longtemps une dame à Madrid Avec affection, quoique avec peu d'esprit.

rLOBE.

Vous savez bien coiffer?

LÉONOBB.

On me le persuade :

Pour rembellissement, il n'est point de pommade. Il n'est point de secret qu'on me puisse montrer; Je sais coudre et blanchir à me faire admirer; Enfin, si j'ai l'honneur d'être votre servante. Vous verrez si je sais les choses que je vante.

FLORE

Quels gages gagnez-vous?

LKONORE.

Je suis sans intérêt; Vous les pouvez régler à si peu qu'il vous plaît : L'honneur de vous servir m est trop de récompense.

FLORE

Je vous dois savoir gré de cette confiance.

Je vous prends, et croyez, demeurant avec moi,

Que vous ne perdrez pas votre temps.

LÉONORB.

Je le croi.

FLORE

Gomment avez-vous nom ?

LÉONORB.

On m'appelle Isabelle.

FLORE

Je vous trouve un défaut, et c'est d'être trop belle.

LÉONORB.

Quand bien je la serais, quelquefois la beauté Est un bien dangereux, ou sans utilité.

FLORE

Je puis juger encor par cette repartie, Que votre esprit bien fait a de la modestie.

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