SCÈNE IV
ELTSE, seule.
Va, tyran ! n'attends pas d'Orosmane et de moi Que la crainte nous rende aussi lâches que toi. Dieux! qui de Nicanor souffrant les injustices, Semblez ses protecteurs, ou plutôt ses compljcç^i Par de rares vertus être semblable à vous, Est-ce donc s'attirer votre injuste courroux? Est-ce avoir mérité votre haine mortelle. Que de m'avoir aimée et de m'être fidèle ? 0 prince! qui sans moi serait moins malheureux ; A quoi donc nous réserve un destin rigoureux ? Et d'un heureux moment de joie inespérée,
480 LE ruINCE CORSAIRE.
D'un espoir aussi vain que de peu de durée, A-t-il voulu flatter ceux qu'il voulait punir ? Mon cher Alcandre enfin, qu'allons-nous devenir?