‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 141 sur 454 · ACTE V, SCENE Vli · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE Vli

Du plus affreux courroux quel que fût le projet, Mes jours infortunés valent-ils ce bienfait? Euristhène, donnez, laissez-moi l'avantage De jurer le premier sur ce précieux gage. Mon cœur, à son aspect, de son trouble est remis : Donnez... Mais cependant je ne vois point mon tils.

(n prend la coupe des mains d'Atrée.) ATRÉE.

(a ses gardes). (a Ttiyeste.)

Il n'est point de retour? Rassurez-vous, mon frère , Vous reverrèz bientôt une tête si chère : C'est de notre union le nœud le plus sacré; Craignez moins que jamais d'en être séparé.

THYESTE

Soyez donc les garants du salut de Thyeste, Coupe de nos aïeux, et vous, dieux que j'atteste; Puisse votre courroux foudroyer désormais Le premier de nous deux qui troubleia la paix! Et vous, frère aussi cher que ma fille et Plisthène, Recevez de ma foi cette preuve certaine. . . [horreur ! Mais que vois-je, perfide? Ah 1 grands dieux, quelle C'est (lu sang ! Tout le mien se glace dans mon cœur. Le soleil s'obscurcit; et la coupe sanglante Semble fuir d'elle-même à cette main tremblante. Je me meurs. Ah! mon fils, qu'êtes-vous devenu?

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