‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 400 sur 454 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Désir impérieux que je ne puis dompter, Et qu'en vain mon devoir s'attache à surmonter Retoutables moments d'une trop chère vue. Que vous allez coûter à mon âmf éperdue ! Pyrrhus, à quels transports oses-tu ts livrer? Est-ce l'amour ici qui doit t'en inspirer? Néoptolème vit, et le sang d'iEacide S'enflamme pour le sang d'un lâche parricide ! Mais pour lui mon amour eût en vain combattu, Si de plus hauts desseins n'occupaient ma vertu. Infortuné Pyrrhus, il est temps qu'elle éclate. Non, de quelque valeur que l'univers te flatte. Quels que soient tes exploits et tes honneurs paslllyrus en un jour les a tous efl'acés ; [ses,

Et telle est aujourd'hui ta triste destinée, Qu'il faut que par toi seul elle soit terminée. C'est vainemenl qu'au ciel tu comptes des aïeux, Si ta propre vertu ne t'y place avec eux.

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