SCÈNE PREMIÈRE
OCTAVE
Je le connais enfin, ce rival trop heureux Que pour nous son nom seul rendait si dangereux, L'audacieux Sextus, que César, Irop facile, Laissa vivre, ou plutôt régner dans la Sicile, El dont il n'est sorti que dans le noir dessein De me plonger peut-être un poignard dans le sein. Le traître n'a que trop attenlf^ sur ma vie, En séduisant le cœur de l'ingrate Tullie. Que de soins différents m'agitent tour à leur ! Un peuple mutiné, l'ambition, l'amour.
Sont-ce donc là les biens que tu cherchais, Octave, Et dont, pour ton honneur, tu n'es que trop esclave ? Règne, puisque tu veux soumettre l'univers ; Mais, en l'en accablant, partage moins ses fers. Sextus, qui te bravait, échappe à ta vengeance. Avec une valeur égale à sa naissance, Que n'ai-je point encore à redouter de lui? Voilà ce qui me doit occuper aujourd'hui. Sans êlre secouru que de sa seule épée, Sextus par ses exploits fait revivre Pompée :