ACTE IV, SCÈNE III
Gardez tous vos soupçons : bien loin de les bannir, Je dois aider moi-même à les entretenir.
IDAMANTE.
Eh bien! pour m'en punir, désormais moins sévère, Regardez sans courroux la flamme do mon père : li vous aime, madame, il est digne de vous. Si j'ai fait (iclater des sentiments j.iloux, Pardonnez aux transports de mon àme éperdue : Je ne connaissais point le poison qui me tue. Mais, quel que soitl'amour dont je brûle aujourd'litii Ma vertu contre vous deviendra mon appui : Je verrai sans rogrot parer du diadème Un front que mou atnour n'en peut orner lui-même. Remontez dès a- jour au rang de vos aïeux : Votre vertu, madame, apaisera les dieux. Que ne pourra sur eux une reine si belle? Pour moi, jusqu'à la mort toujours tendre et fidèle, J'irai sans murmurer, loin de lui, loin de vous. Sacrifier au roi mon bonheur le plus doux... [dame. Mais on vient... C'est lui-mômo...Uvous cherche, nia- Dieux ! quel trouble cruel s'élève dans mon àme!... Vous ne partirez point, puisqu'il veut vous revoir : Vous régnerez... 0 ciel! quel est mon dés(.'spoii !