LA COMTESSE D'ORGUEIL, ACTE V, SCÈNE IX
LE MARQLIS.
Tout doux, ma colombello, Je sais que je vous fais une injure mortelle, Vous laisser encor lille est un tort des plus grands, Mais ne vous l'àclicz point, tout vient avec le temps. De peur qu'à trop garder ce vieux nomquivouscho- Votre virginité vous presse et vous sulToque, [que, Demain je vous amène un galant achevé, Joli, beau.
J'ai sans vous un gendre tout trouvé.
Qu'on le fasse venir.
LE MARQUIS
Ah! Voyons donc ce gendre.
Troisjoursaprès l'hymen, c'est un homme à se peulit la chère Lucrèce, elle n'est point ici"? [dre. Je la cherchais des yeux.
OLÏMPE.
Vous met-elle en souci?
Virgine, promptement.
LE MARQUIS
Vous l'appeliez Virgine'?
OLYMPE
Tour monsieur le marquis avertis ma cousine.
LE MARQUIS, arrêlanl Virgine.
Klle l'avertira si je veux. Demeurez.
Vous vous faites servir; ma foi, vous en aurez Des valets qui plus hauts que vous de trois étages, Quand vous commanderez se mettront à vos gages !
ANSELME
Il est fort pour Virgine, et ne saurait soufTrir...
LE MARQUIS
Demain vous en pourrez tout au long discourir. Bouche close aujourd'hui, compère.
AXSELME.
Elle est heureuse.
Et taudis que ma fille est sotte, vieille, gueuse, C'est pour elle un sujet d'orgueil...
LE MARQUIS
Voilà le point, Vous y louchez du doigt, et ne l'entendez point. Laissez faire à l'orgueil, il vous promet miracle.
ANSELME
Monsieur le chevalier n'y mettra pas d'obstacle.