‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1056 sur 1518 · ARIANE, ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ARIANE, ACTE I, SCÈNE IV

11 faut lui découvrir que son hymen me gène ; El, pour punir mon crime et se venger de moi, La porter, s'il se peut, à l'aire choix du roi. Vous seul; carde quel front lui confesser moi-môme (Jn'eu moi c'est un ingrat, nu parjure qu'elle aime? Non, vous lui peindrez mieux l'embarras de mon

[cœur.

Parlez, mais gardez bien de lui nommer sa sœur. Savoir qu'uue rivale ait mon àme charmée, La chercher, la trouver dans une sœur aimée, Ce serait un supplice, après mon chaugement, A faire tout oser à son ressentiment.

Ménagez sa douleur pour la rendre plus lente. Avouez-lui l'amour, mais cachcz-lni l'amante. Sur qui que ses soupçons puissent ailleurs tomber, Phèdre à sa défiance est seule à dérober.

PIHITHOUS.

Je tairai ce qu'il faut; mais, comme je condamne Votre ingrate conduite au regard d'Ariane, N'attendez point de moi que, pour vous dégager, Je lui parle du feu qui vous porte à changer. C'est un aveu honteux qu'un autre lui peut faire. Cependant, mon secours vousélant nécessaire, Si sur l'hymen du roi je puis être écouté. J'appuierai le projet dont je vous vois flatté. Phèdre vient, je vous laisse.

THKSÉË.

0 trop charmante vue !

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