‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 11 sur 1518 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

D. FADRIQUE, ELVIRE, Cl- LIE, la coiffe abaiiue, CLMWS.

D. FADRIQUE.

Mais, madame...

ELVIHE.

Ah! c'est trop. Arrêtez, don Fadrique : Votre feinte tendresse ouvertement s'explique; Et je me flattais trop quand j'osais présumer Qu'un homme tel que vous soit capable d'aimer.

D. FADRIQUE.

Ah I Si ce n'est pour vous que l'amour me fait vivre...

ELVIRE

Douncz-m'en donc la prouve en cessant de me sui-

D. FADRIQUE. [vrc.

Quoi ! Me laisser toujours dans mon aveuglement .'

ELVIRE

Je vous l'ai déjà dit, je ne puis autrement.

D. FADRIQUE.

iN'accorderez-vous rien à mon amour extrême? Aimerai-je toujours sans savoir ce que j'aime? Et quand d'un traitsidoiixmon cœursesentblesser. Chercher à vous connaître, est-ce vous offenser?

ELVIRE

Si, sans trop me flatter, il m'est permis de croire Qu'à soupirer pour moi vous trouvez quelque gloire; Si l'innocent appas d'un sincère entretien A pu vous obliger à me vouloir du bien, Sur vous-même aujourd'hui gardez assezd'empire Pour n'exiger de moi que ce que je puis dire : Et croyez qu'il importe au succès de vos feux, Que je vous taise encor mon nomun jouroudeux.

D. FADRIQUE.

Ah! S'il est important au beau feu qui m'anime, [me; Contester plus longtemps serait commettre un cri- Mais quand puis-je espérer d'en savoir le secret?

ELVIRE

Peut-être dès demain. Adieu. Soyez discret, Vous savez ma promesse.

D. FABRIQUE

Adieu, belle inconnue.

CLARIX, à Célie.

Adieu, lune ou soleil caché sous une aue : Touche.

CÉLIE

C'est fait. Adieu, grand diseurde beaux mois.

SCÈiNE III D. FADRIQUE, CL.\RLN.

CLARIX.

Vous ne la suivez poini ?

Il n'est pas à propos.

Ce serait tout gâter, puisque dans peu j'espère L'aveu d'aller chez elle éclaircir ce mystère: Cependant elle est riche, elle est noble.

CLARIN.

Fort bien ; C'est là le résultat de tout votre entrelien.

D. FADRIQUE.

Je n'ai rien su de plus; mais toi?

CLARIX.

Pas davantage- Croyez-moi, l'une et l'autre est faite au badiuagc; Et tout leur procédé vous doit faire juger Qu'elles ne cherchent rien qu'à nous faire enrager.

D. FADRIQUE.

A te dire le vrai, ce procédé m'étonne :

Et sur ces nouveautés plus mon esprit raisonne...

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