SCÈNE VI CARLIN, BÉATRIX
CABLIN.
Écoute. .
BÉATRIX
Qu'est-ce?
CARLIN
Enfin, ma chère Béatrix, Comment sommes-nous?
BÉATRIX
Hé, comme tu sais.
CARLIN
Tu ris ?
Mais, quand il faut s'aimer, l'étoile étantfortpromp- D'abord que l'on se voit, on se sent. [te,
BÉATRIX
A ce compte, Tu m'aimerais un peu?
CARLIN
Tout franc, cela va bien.
Le moyen que pour toi je ne sentisse rien? Mon maître en raisonnant sur ce qui te regarde. M'a parlé mille fois de ton humeur gaillarde. Tu ne haïssais pas qu'il t'en voulût conter.
BÉATRIX
Les jeunes gens toujours aiment à enquêter, Il faut bien avec eux entendre raillerie.
CARLIN
Que diable ferait-on sans la friponnerie? Il eu faut bien. Je sais que tu lui plaisais tant, Que les soirs dans ta chambre... En tout honneur BÉATRIX. [s'entend...
Oh, quoi qu'il m'eiit offert, comme j'aime la gloire, A moins que de l'honneur. .
CARLIN
Vraiment, il le faut croire, Pour avoir quelquefois la nuit des rendez-vous...
BÉATRIX
Mais la petite sœur était avecque nous.
CARLIN
Je le sais.
C'était plus qu'avoir la porte ouverte.
Dès l'âge de trois ans elle avait l'œil alerte,
CARLIN
Voyez un peu.
BÉATRIX
Jamais rien que de bienséant, Pour des paroles, passe ; autre chose, néant.