‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1124 sur 1518 · D. CÉSAR, D. PASCAL, CARLIN · texte numérisé non relu

D. CÉSAR, D. PASCAL, CARLIN

D. PASCAL

La petite lionne ! Elle jase, ma foi.

D. CÉSAR

Ne vous étonnez point d'une telle réponse. Au reste, vous saurez que j'ai vu don Alonse, J'ai passé par Séville, où je fus averti Que depuis quatre jours vous en étiez parti. J'appris là votre hymen.

D. PASCAL

Vous avez vu mon père?

Don Alonse? A Séville?

D. CÉSAR

Oui.

D. PASCAL, bas.

La maudite affaire!

D. CÉSAR

Il me parla, je crois, mais en termes confus. Sur des lettres de change.

D. PASCAL

Oui, pour vingt mille écus.

Aux mainsde don Fernand ces lettres sont remises.

D. CÉSAR

Carlin.

CARLIN, bas.

Nous vous tenons, escroqueur de valises.

Mon père est homme... Allez, je lui ferai savoir Que pour moi le beau-père a bien fait son devoir. Cependant je crains fort...

D. CESAR

Vous n'avez rien à craindre.

Que ma sœur parle, crie, elle aura beau se plain- Je me ris du couvent. [dre,

D. PASCAL

Si nous pouvions demain.

Il faudrait que sans bruit...

D. CÉSAR

Mon père a ce dessein ; Et je vais d'autant plus presser le mariage. Qu'à me rendre à Burgos certain devoir m'engage.

D. PASCAL

Quel?

D. CÉSAR

C'est pour y chercher un don Pascal Giron ; Si je le trouve...

D. PASCAL

Hé bien?

D. CÉSAR

Le connaissez-vous?

D. PASCAL

Il a fait d'un ami certaine raillerie.

Au talent do hàbler il joint l'effronterie.

Dit-on, et je lui veux montrer aux yeux de tous...

D. PASCAL

Cela mérite-t-il de vous mettre en courroux?

D. CÉSAR

Si l'on n'en disait mot, il n'aurait qu'à poursuivre, A de pareils hâbleurs, il faut apprendre à vivre; C'est un extravagant, un fat.

D. PASCAL

Sans compliment.

Je vous quitte, et vais voir le beau-père un moment.

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