SCÈNE IV D. FERNAND, D. PASCAL, ISABELLE, BÉATRIX
D. PASCAL
Ah! Vous voilà, mon aimable dondon.
Çà, qu'un peumoinsdebrunsur votre front se voie. Le chagrin ne vaut rien, tournez-vous à la joie; Je vous donne l'exemple.
En puis-je profiter.
Quand Enrique me dit qu'on vous doit arrêter? Qui jamais aurait cru ce qu'il vient dem'apprendre. Mon père? Don César...
D. FERNAND
Il m'a tout fait entendre,
Cela n'est rien, ma fille, et, malgré les jaloux...
Quand un homme est tué, ce n'est rien, dites-vous?
D. FERNAND
Épargnant don Fabrique, il eût passé pour lâche; Il a dû le tuer.
D. PASCAL
Je vous l'ai... Qu'on me fâche, Parla mort... Avez-vous des ennemis secrets? Parlez, j'estramaçonne, et je vous en défais.
Si de vous seulement vous vouliez me défaire...
D. PASCAL
De moi?
D. FERNAND
L'impertinente !
A vous le dé, beau-père, Vous pouvez bien user du pouvoir paternel ; Autrement, et j'en fais un serment solennel. Si vous ne la rendez, avant que le jour passe. D'humeur à souhaiter d'amplifier ma race, Je prends parti.
D. FERNAND
De quoi vous chagriner? Demain Vous la trouverez prête à vous donner la main.
Moi?
D. FERNAND
Vous.
L'aveuglement pour moi serait honnête.
L'épouser, et qu'ensuite on lui coupe la tète.
D. PASCAL
Couper la tête! Diable, elle y va d'un plein saut.
Qu'il se tire d'affaire ; ensuite, s'il le faut. Je m'expliquerai net sur ce qui le regarde.
D. PASCAL
Beau-père, encore un coup, si vous n'y prenez garde, Rien de fait entre nous. Il faut vous donner temps De pouvoir seul à seul lui rendre le bon sens ; Et cependant j'irai...
D. FERNAND
Ne sortez point, de grâce.
S'il fallait...
D. PASCAL
Que pour moi rien ne vous embarrasse.
Je vais vous envoyer le beau-frère, avec lui Vous pouvez en résoudre encor tout aujourd'hui. Cela fait, je déloge.