SCÈNE V D. FERNANU, ENRIQUE
ENRIQUE
La franchise est nouvelle.
Quel est ce digne gendre, et par quel changement Manquez-vous de parole à don César?
D. FERNAND
Comment, Je manque à don César? C'est lui qui sort.
ENRIQUE
De grâce, Entendous-nous. Celui qui nous quitte la place, C'est don César?
D. FERNAND
Lui-même.
ENRIQUE
Ah! si c'est lui, j'ai tort D'avoir dit qu'il était d'un esprit doux, accort.
D. FERNAND
Vous riez?
ENRIQUE
Don César? Un fou le pourrait èlre?
D. FERNAND
Vous-même ici tantôt l'avez su reconnaître.
ENRIQUE
Quand avec vous ici j'ai tantôt discouru. Je l'avoue, à mes yeux don César a paru ; Mais...
D. FERNAND
Vous le revoyez, que voulez-vous me dire? C'était le même.
ENRIQUE
Quoi, ce fou qui se retire, Est celui qui tantôt s'est montré?
D'aujourd'hui Il n'est entré céans aucun autre que lui.
ENRIQUE
El c'est lui que j'ai vu?
D. FERNAND
Lui, VOUS dis-je.
ENRIQUE
Sans doute, Vous avez vos desseins, pour moi, je n'y vois gout-
D. FERNAND. [te.
Jevouscomprends bien moins. Encor si vous disiez Qu'il ne vous paraît plus ce que vous le pensiez, Qu'à don César, de loin, l'ayant trouvé semblable, De près la différence à vos yeux est notable. Mais, Enrique, nier que dans ce même lieu...
ENRIQUE
Vous vous divertissez. Oui, je le nie. Adieu.
D. FERNAND
Dans ce grand embarras, m'abandonncr, Enrique!
ENRIQUE. [s'explique?
Que puis-je, quand pour vous mon zèle en vain