CIRCÉ, ACTE III, SCÈNE VII
Ai-je rien épargné des secrets de mon art?
Moi qui cent l'ois d'un seul regard Ai gagné des plus fiers l'hommage volontaire? Ce dernier charme cntordont je viens à tes yeux
De faire l'inutile épreuve, N'est-il pas de ma honte une trop forte preuve? Qu'a-t-il lait? Qu'a-t-il pu sur cet audacieux? Sylla toujours pour lui n'cst-elle pas la même? N'est-elle pas toujours l'objet de son amour? Ah ! C'est trop en souffrir, dans ma fureur extrême
Ne pouvant obtenir qu'il m'aime.
Satisfaisons ma gloire, en le privant du jour. Les charmes contre lui n'ontqu'une vaincamorce; Mais au moins ce doit m'ôtre un bonheur assez
[doux.
Que s'il me plait d'eu croire mou courroux,
Il est des poisons dont la force Donnera plein pouvoir à mes transports jaloux.
Éteignons une ardeur fatale,
(Jui de mou cœur troublant la paix...