LE FEINT ASTROLOGUE, ACTE V, SCÈNK XL
PHlLlflX.
Te voilà bicQ ainsi.
MK.NDÙCE.
Qui nie dêlacliera?
l'Hruprx.
, N'en sois point en souci, El sache seulement que lorsque l'on arrive, L'on entend une voix et dolente et plaintive, Ensuite de grands cris. Mais va, quitte ce lieu, .\dieu, marche. Ah, Mendoce, adieu, Mendoce, 0 comme tu fends l'air! [adieu.
(// s'éloigne toujours.)
MEXDOCE.
Je sens bien que je vole, Car à peine j'entends le son de sa parole. Quel bonheur! Je verrai mou pays aujourd'hui.
PHll.IPlX, prinnnt la bourse Je Mi miner.
S'il est volé, je m'offre à répondre pour lui.
MEXnOCE.
Cette mule endiablée est sans mentir bien douce, Elle va toute seule, et sans que je la pousse. Elle n'ébranle point, j'y suis comme en mon lit. Je crois que l'on acquiert en l'air grand appétit.
[Phihpiu JiiU du V'-nt aire un soufflet.)
Mais il m'en avait bien averti, le maroufle : Diable, qu'il fait de froid, et quel vilain vent souffle! J'en ai la barbe prise, et le nez tout gelé.
PBir.ipix.
On vient dans le jardin, et quelqu'un a parlé. Médaille du vieux temps, on te la sauve belle.
SCÈ.XE IX
D. Jl'AN, LUCRÈCE, BÉATRl.X, MENDOCE, PHIl.IPIN.
LUCRÈCE
Quoi, sitôt découvert? 0 la triste nouvelle! Cessons de nous flatter, tout espoir est perdu.
D. JUAX.
Il me l'a demandé, je l'ai soudain rendu, Ce gage précieux d'une amour toute pure; Mais à ce déplaisir donnez quelque mesure, Je ne saurais me plaindre encor de sa rigueur, 11 m'a parlé toujours avec grande douceur. Et peut-être, madame, il sera moins farouche Quand il saura devousquemon amourvoustouche.
LUCKÈCE.
S'il ne tient qu'à cela, croyiz que dès demain Lucrèce à don Juan peut promettre sa main.
D. JIAX.
0 charmante parole !